Détroit de Gibraltar : Bilan pour 2004

91.009 navires sont passés en 2004 par le dispositif de séparation de trafic du détroit de Gibraltar, contre 82.000 (dont 5.000 pétroliers) en 2002. L’Espagne développe un système opérationnel d’océanographie dans la zone du détroit.

91.009 navires sont passés en 2004 par le dispositif de séparation de trafic du détroit de Gibraltar, contre 82.000 (dont 5.000 pétroliers) en 2002.

Parmi ces navires, 29.825 sont des ferries qui effectuent la traversée entre les deux rives du détroit, le reste étant composé de navires marchands.

Cette statistique ne prend en compte ni les navires de plaisance, ni les navires de pêche, ni les navires qui croisent sans s’identifier.

La moyenne journalière de navires identifiés s’élève à 250 unités soit plus de 10 bateaux à l’heure.

La Société de Sauvetage Maritime de Tarifa chargée de coordonner l’assistance est intervenue sur 325 opérations de recherche et de sauvetage dont 213 incendies concernant 1.794 personnes en 2004 avec 38 fausses alertes.

Pour rappel, selon l’étude du trafic en méditerranée occidentale menée par le Ministère de la mer et publiée en avril 2004, 17,8% du trafic méditerranéen transitait par le détroit en 2002.

Selon la revue scientifique Andalucia investiga la densité du trafic dans le détroit atteignait 225 navires par jour en 2002 (pour 250 aujourd’hui).

Une telle densité suppose par conséquent un risque très élevé d’accidents dans une zone où la houle et les courants marins sont forts.

L’Université de Cadix, en collaboration avec les Universités de Malaga et de Grenade ainsi que l’Institut National de Météorologie, coordonne la création d’un système opérationnel d’océanographie dans la zone du détroit.

Le projet visera à connaître suffisamment à l’avance, dans le cadre d’un accident, les prévisions marines (courants, marées…) et l’évolution de la nappe de pétrole, dans le but de faciliter le choix des actions à réaliser. De plus, pour disposer d’une plus grande précision, les données concernant les champs atmosphériques seront également prises en compte. Celles-ci seront obtenues à la fois à partir de modèles numériques et de mesures effectuées en temps réel.

Les modèles concernant la dynamique marine (courants, houle, marées…) sont prêts. Les chercheurs andalous se centrent maintenant sur la mise au point du modèle simulant le comportement de la nappe d’hydrocarbure, soumise elle aussi à sa propre dynamique : elle s’étend, émulsionne et change d’état au cours du temps.

Ce projet fait partie d’une initiative nationale beaucoup plus large appelée ESEOO (Etablissement d’un Système Espagnol d’Océanographie Opérationnel) dont l’objectif final est de créer un système applicable non pas seulement en cas de marée noire, mais plus généralement pour tout type d’urgence maritime comme le sauvetage de navires ou de naufrages en détresse.

Laisser un commentaire